#MaghrebAuFéminin Hafsa Bint al Hajj

Władysław_Niewiarowicz_-_The_Moor_with_the_Beads_1853
The Moor with the Beads de Jan Tysiewicz (1853)

 

Hafsa Bint al-Hajj dite « Al-Rakuniyya »

Considérée par beaucoup comme la poétesse andalouse la plus réputée de son époque, au même titre que Wallada bint al-Mustakfi et Nazhun bint al-Qila’i, on ne sait que peu de choses sur elle, bien que sa biographie soit moins obscure que celles des autres poétesses andalouses et maghrébines de son époque. Les informations à son sujet augmentent à mesure qu’elle prend de l’âge et qu’elle se lie à certaines personnes, se retrouve dans certains lieux. Les détails explosent notamment à l’aune de l’établissement de la dynastie almohade en 1154, aux débuts de sa relation avec Abu Ja’far, poète aristocrate grenadin et fils d’Abd al-Malik, seigneur de Qalaat Bani Said (ville au nord-ouest de Grenade).

Lire la Suite

Photos/ Le Rif marocain d’antan

arton37843-3740d
Guerriers rifains pendant la guerre du Rif, entre 1921 et 1926.
665e8c1e95d8860df1aa0a5cc87c704b
En pays Gzenaïa, un groupe de danseuses au tambourin. Entre 1934 et 1939. © Jean Besancenot

 

e8a9702e4d98aebc812807f871d5e4c9
En pays Gzenaïa, danseuses avec leurs bijoux de tête. C’est un système de fines chaînettes d’argent fixé sur larrière de la tête par un crochet et maintenant sur les côtés d’importantes boucles d’oreilles ornées de perles de corail et de pendeloques. Les colliers de perles multicolores sont un additif aux bijoux d’argent classiques. Entre 1934 et 1939. © Jean Besancenot

Lire la Suite

Photos/ Les Aurès entre 1935 et la fin des années 50

IMG_3752
Femme des Ouled Mansour allant à la source, septembre 1937 © Thérèse Rivière

Femme-portant-un-tatouage-sur-le-front-et-du-henné-sur-les-sourcils-oued-Taga-population-Ouled-Abdi-août-1937-©-Thérèse-Rivière
Femme portant un tatouage sur le front et du henné sur les sourcils, oued Taga, population Ouled Abdi, août 1937 © Thérèse Rivière
gt5
Grand vieux, 1935 © Germaine Tillion

Lire la Suite

Communautarisme ou mixité ?

Sans titre 3
Illustration : Owen Gent.

La notion de « communauté » a été une des préoccupations majeures des sociologues du XIXème et XXème siècle. Tönnies, par exemple, développe dans son ouvrage Gemeinschaft und Gesellschaft en 1887 l’opposition entre deux types d’associations d’humains qui coexistent dans les sociétés modernes. Selon lui, on distingue la communauté (Gemeinschaft) de la société (Gesellschaft), l’une étant vue comme l’association basée sur la solidarité, la proximité et les relations affectives, alors que la seconde aurait plutôt un substrat formel, intéressé, presque contractuel, et dénoué du caractère affectif mentionné précédemment. On retrouve cette dichotomie chez plusieurs autres auteurs, de manière différente. Ainsi, Martin BUBER distinguera la communauté de sang à la communauté choisie, DURKHEIM la solidarité mécanique de la solidarité organique, etc.

L’universalisme, marque de progrès ?

L’universalisme est lié à la notion de société, avec le subtrat formel, intéressé, contractuel développé plus haut.
C’est l’idéologie libérale qui relie individualisme, à l’universalisme, à la neutralité de l’État, à la priorité du droit et du juste sur le bien. L’avènement de l’état-nation, modèle de base suivi par la quasi intégralité des états modernes, a entrainé le déclin du fait communautaire. Ce dernier est la conséquence de la naissance de la société des individus, un modèle de représentation s’opposant à celui de communauté. Le communautarisme aujourd’hui est vu comme archaïque, dépassé, au regard de l’émergence de nouveaux types de regroupements humains, plutôt basés sur un fondement contractuel, volontaire, issus de comportements individualistes, rationnels, et sur la quête du gain et des intérêts individuels, plutôt que collectifs. De nos jours, surtout dans les pays occidentaux qui suivent pour la plupart ce modèle de regroupements humains, bon nombre de personnes s’accordent pour dire que le communautarisme est archaïque, dépassé, voire même qu’il constitue une menace, un danger, et est intrinsèquement négatif, nocif.

Lire la Suite