Photos/ Kabylie en période coloniale

Toutes les photos ont été prises pendant la guerre de libération algérienne, plus précisément entre 1957 et 1962, en Grande Kabylie par Gérard Van Der Linden.

 
Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbHAutosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbHAutosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH

Lire la Suite

Photos/ Esclavage en société Touareg du Niger

Toutes les photos suivantes ont été prises en 2005 par Stuart Franklin, un photographe britannique né en 1959, au Niger. Elles exposent notamment l’esclavage en société touareg. Timidria, une ONG nigérienne, lutte depuis sa fondation en 1991 contre l’esclavage au Niger, qui a été pénalisé par une loi de 2003 qui le punit d’une peine de prison.

All the following photographs were taken in Niger by british photographer Stuart Franklin in year 2005, and show slavery within tuareg society. The NGO Timidria has been fighting slavery in Niger since its founding in 1991, which was eventually penalized in 2003. Since then, slave traders now incur jail.

NIGER. Ayorou. Day before the Sunday market Tuareg slaves, some with anklets, in discussion with a Hausa vendor. 2005.
Ayorou/ Veille du marché touareg d’esclave du dimanche, certains portant un bracelet de chevilles, discutant avec un vendeur Haoussa. 2005. — Day before the Sunday market Tuareg slaves, some with anklets, in discussion with a Hausa vendor.
NIGER. Birni N'Konni. Mariam Illitnine, who works with Timidria, identifies slaves in images she is shown. 2005.
Birni N’Konni/ Mariam Illitnine, qui travaille avec l’association Timidria, identifiant des esclaves sur une image. — Mariam Illitnine, who works with Timidria, identifies slaves in images she is shown. 2005.

Lire la Suite

Derrière les portraits de femmes algériennes

1

Regard noir, vide ou inquiet, le visage et/ou les cheveux découverts, ces photos de femmes algériennes ont largement été partagées sur les réseaux sociaux et il est très probable que vous soyez déjà tombés sur l’une d’entre elles. Ces portraits sont l’oeuvre de Marc Garanger, un photographe français qui, en effectuant son service militaire pendant la guerre d’Algérie en 1960, a été commandé de prendre plus de 2.000 clichés de femmes algériennes, destinées à des photos d’identité.

Témoignage de ce photographe sur sa série « Femmes algériennes » :

« En 1960, je faisais mon service militaire en Algérie. L’armée française avait décidé que les autochtones devaient avoir une carte d’identité française pour mieux contrôler leurs déplacements dans les villages de regroupement. Comme ils n’avaient pas de photographie civile, on me demande de photographier tous les gens des villages avoisinants : Air Terzine, Bordj Elkliriss, le Merdour, le Meghnine, Souk el Khmeris. J’ai ainsi photographié près de 2000 personnes en grande majorité des femmes à la cadence de 200 par jours. Dans chaque village, les populations étaient convoquées par le chef de poste. C’est le visage des femmes qui m’a beaucoup impressionné. Elles n’avaient pas le choix, elles étaient dans l’obligation de se dévoiler et de se laisser photographier. Elles devaient s’asseoir sur un tabouret en plein air, devant le mur blanc d’une mechta. J’ai reçu le regard à bout portant, premier témoigne de leur protestation muette, violente. Je veux leur rendre hommage. »

Le plus frappant reste que ces photos, bien que résultant de l’humiliation de femmes algériennes, soient largement partagées par des personnes issues de la diaspora algérienne —et plus généralement maghrébine— sur leurs réseaux sociaux (Twitter, Instagram, Tumblr, etc). Il serait temps que ces personnes cessent de relayer ces photos, d’en faire des montages graphiques pour enrichir leurs Instagram dans un but pseudo-artistique comme le feraient les derniers des orientalistes, et commencent plutôt à s’informer et à s’instruire sur l’histoire des clichés qu’ils apprécient avec autant de légèreté et détachement. L’humiliation n’a rien d’artistique. On peut retrouver énormément d’archives photos, de cartes postales et de peintures de femmes maghrébines faites par les français durant la période coloniale, femmes qui ont été forcées de se dévêtir/dévoiler ou qui tout simplement étaient là pour nourrir un fantasme orientaliste. Comme dit précédemment, beaucoup de membres de la diaspora maghrébine partagent fièrement ces clichés par ignorance ou indifférence.

La sexualisation et l’exotisation des femmes maghrébines n’a rien de flatteur, elle est déshumanisante et humiliante.

EnregistrerEnregistrer

Photos/ Sélection de photos en pays berbère du Maroc

Toutes les photos suivantes ont été prises par Jean Besancenot entre 1934 et 1939. J’ai choisi celles que je préférais et ai décidé de les partager ici, avec leurs légendes.

All the following pictures were taken by french photographer Jean Besancenot between 1934 and 1939.

Anti-Atlas/
Anti-Atlas / Femme des Aït Abdallah portant le haïk de laine. — Woman from the Aït Abdallah tribe wearing wool hayk.
Tiznit: Musicienne chleuh jouant du rebab ancien à une seule corde. Il est l' instrument d' accompagnement dans les notes basses. Sa hampe est décorée de clous d' argent en relief et
Tiznit/ Musicienne chleuh jouant du ribab ancien à une seule corde. Il est l’instrument d’accompagnement dans les notes basses. Sa hampe est décorée de clous d’ argent en relief et de plaquettes d’ivoire. — Shilha/Chleuh musician playing the rebab. The one-string instrument accompanies low music notes.

Lire la Suite